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Une résolution

Une résolution - Derek Gutierrez

Aujourd’hui, je vais vous raconter comment je suis presque devenue piéton. J’avais l’habitude de partir le dimanche matin, pour rendre visite à mes parents. Je vérifiais de cette façon, s’ils avaient bien pris leurs médicaments pendant la semaine, et s’ils ne manquaient de rien. Lorsque j’empruntais leur rue pour stationner à leur niveau, je me retrouvais obligatoirement à l’arrêt, à une vingtaine de mètres, derrière un camion de déménagement. Impossible d’avancer. Lorsque je décidais de faire marche arrière, il y avait déjà une dizaine de voitures derrière moi. Il m’avait fallu presque une heure et demie pour sortir de ce pétrin. Je rentrais chez mes parents dans un tel état d’énervement, que se sont eux qui se sont occupés de moi ce jour-là. En les quittant, je repassais par une autre rue pour retourner chez moi. Grave erreur, je me retrouvais carrément au milieu d’un cortège, juste au niveau de la sortie de l’église, où de la musique pour mariage s’en échappait encore. Je restais encore une fois une heure à attendre que cela bouge avant de pouvoir rentrer chez moi. Le lendemain, lorsque je prenais ma voiture pour aller au travail, les quatre pneus avaient disparu. Sûrement encore une blague de mauvais goût des fils de mon voisin.

Lorsque je revenais chez moi le soir, le voisin était debout devant ma voiture. Ces deux gars étaient en train de me replacer mes quatre roues. Il s’excusait fortement et me donnait droit de leur infliger n’importe quelle correction. J’avais enfin trouvé comment me débarrasser de la corvée de déblayage de la neige de l’hiver prochain.

J’avais l’habitude de passer par le quartier Atwater quand il faisait beau. Il y a pour ceux qui connaissent, une pente très aigue. Les roues avaient été mal fixées par les deux garçons. Je me retrouvais à essayer de guider une voiture qui avait tendance à vouloir danser la cucaracha. J’avais autant de mal à garder mes fesses sur le siège que d’essayer de garder mon pied sur le frein ou l’accélérateur. J’arrivais sans savoir comment, à me garer sur le trottoir pour freiner la voiture. J’avais bien eu besoin de plus d’une heure pour essayer de faire baisser la pression dans tout mon corps. Je devais attendre les dépanneurs avant de me diriger vers mon lieu de travail. C’est en marchant à pied pendant plus de 20 minutes que je finissais par conclure qu’à l’exception des jours de mauvais temps, je ferai dorénavant le trajet à pied. Voilà tout.

À propos de l’auteur :

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Enfant, mon père m’appelait Dr. Dolite, car je parlais sans cesse à mes deux chiens, et aux animaux de notre ferme. Et paraît-il, j’affirmais qu’il me répondait. Maintenant que je suis grand, j’ai perdu ce don. Sûrement, entre la fin de l’enfance et le début de l’adolescence. Mais je n’ai pas perdu le goût de me livrer et de donner mon opinion sur tout. Alors, me voilà le nouveau maître de ce blog. Alors, amis à quatre pattes, non plutôt à deux pattes. J’espère que vous aurez du plaisir à me lire !