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Je cherche l’amour

Tu es encore très jeune, me disent mes parents. Tu es très beau, me disent mes amies. Tu es solide, tu as une bonne réputation, tu es ce que les femmes cherchent, me disent mes amis. Mais moi, je n’ai pas encore trouvé la bonne personne. Et je voudrais bien l’avoir dans mes bras. J’ai hâte de pouvoir penser à une famille. Oui, bien sûr, je ne suis pas très vieux, mais je rêve de commencer cette partie de ma vie. Je désire connaître la joie de bercer un enfant dans mes bras. Je souhaite que ça marche, et assez rapidement.

Je suis dans une galerie d'art à Montréal et j’admire une peinture. C’est l’image d’une déesse, mais je ne comprends pas pourquoi elle est si velte. Trop svelte. Je n’aime pas les femmes qui ressemblent trop à des petits garçons : le corps très droit, sans cette courbe au-dessous des hanches qui entre pour indiquer leur féminité, ni de belles hanches dodues, ni de poitrine rondes. C’est ça, une femme. Alors je lève les yeux pour me diriger vers un autre cadre.

Et la voilà. Je la vois directement en avant de moi, devant le cadre en avant duquel, j’allais m’asseoir. Elle ne me remarque pas, mais moi, je ne sais pas quoi faire. Elle a les cheveux longs, noirs et droits, épais, et ondulés. Ses yeux sont grands, et les cils sont volumineux. Une admiration se dégage de son regard, et je rêve qu’elle pose se même regard sur moi. Tout de suite. Maintenant.

Je prends une grande respiration et je m’approche. Je lui fais un petit sourire avant de me placer pour regarder le cadre moi aussi. Je me rends compte pourquoi elle l’admire : c’est l’image d’une plage avec un couple qui se tient par la main et qui contemple l’horizon. Les couleurs sont tendres, comme durant un coucher de soleil. Le vent souffle dans les cheveux et la jupe de la femme, et l’homme a son bras autour de sa taille. Derrière eux, des animaux font de même : ils admirent tous le ciel à la même hauteur que les couleurs qui démontrent la fin de la journée. 

Je tourne ma tête doucement, juste un peu, pour lui demander si elle désire acheter ce cadre. Elle répond que ce serait une dépense un peu frivole, mais que le sentiment démontré ici est le genre qu’elle aimerait avoir chez elle. Je lui propose d’aller prendre un café au lieu, et elle accepte.

À propos de l’auteur :

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Enfant, mon père m’appelait Dr. Dolite, car je parlais sans cesse à mes deux chiens, et aux animaux de notre ferme. Et paraît-il, j’affirmais qu’il me répondait. Maintenant que je suis grand, j’ai perdu ce don. Sûrement, entre la fin de l’enfance et le début de l’adolescence. Mais je n’ai pas perdu le goût de me livrer et de donner mon opinion sur tout. Alors, me voilà le nouveau maître de ce blog. Alors, amis à quatre pattes, non plutôt à deux pattes. J’espère que vous aurez du plaisir à me lire !