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Histoire de solidarité

Histoire de solidarité - Derek Gutierrez

Cela faisait plusieurs jours que je cherchais une salle de réception Montreal avec cinq autres diplômés. Je tenais absolument à fêter mon diplôme avec tous mes amis et ma famille. Nous en choisissions une pas très loin de chez nous. La fête fut des plus joyeuses. Nous sortions tous les six, nous les jeunes diplômés comme des jeunes mariés. On nous jetait plein de confettis lorsque nous prenions la voiture pour prendre quelques jours de bon temps avant les choses sérieuses. Nous avions décidé d’aller dans la nature nous perdre un peu, pour mieux nous retrouver et ressentir les choses vraies, comme les nuits fraîches, pour nous rapprocher et devenir beaucoup plus solidaire entre nous. C’était une idée de mon grand-père. Il m’avait conseillé de garder mes amis très près de moi tout le long de ma carrière.

Lorsque nous arrivions, il nous fallait d’abord planter la tente. Nous avions eu quelques problèmes. Il faut dire que nous ne sommes pas vraiment ce que l’on appellerait des manuels. Ensuite, il fallait allumer un feu. Croyez-moi, j’avais un briquet. Il n’était pas question de la jouer scouts. Nous tirions à la courte paille pour la corvée d’eau et la cuisine. Tout en ayant voulu un retour à la nature, il n’était quand même pas question d’aller jusqu’à faire de la chasse. Mais je n’étais pas contre pour un peu de pêche. Un bon poisson aurait été bienvenu. En bon citadins, nous ouvrions quelques boîtes et quelques bières et nous contemplions la beauté de la nature qui se suffisait à elle-même.

Venait la nuit et ses petits problèmes. À peine le soleil s’était-il couché qu’un de mes camarades semblait vouloir combattre quelques moustiques avec un sabre. Le froid s’installa très vite. Nous restions au début tous, très près du feu. La lumière de celui-ci rameutant presque tous les moustiques de la forêt, nous l’éteignions et rentrions tous sous notre tente respective. Une demi-heure plus tard, nous étions tous sous la même tente, entassés comme des bœufs les uns sur les autres. C’était ceux qui étaient écrasés qui étaient les moins à plaindre. Ceux qui étaient au bord étaient littéralement frigorifiés. Il nous avait fallu changer de place à tour de rôle de sorte à ce que certains ne finissent pas les fesses congelées. Nous avions passé une nuit blanche en quelque sorte. Le matin, au réveil, nous faisions un bon café chaud et nous ramassions toutes nos affaires pour rentrer chez nous. Nous avions gagné dans cette solidarité d’être d’accord sur certaines choses. Entre autres, fuir les ennuis.

À propos de l’auteur :

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Enfant, mon père m’appelait Dr. Dolite, car je parlais sans cesse à mes deux chiens, et aux animaux de notre ferme. Et paraît-il, j’affirmais qu’il me répondait. Maintenant que je suis grand, j’ai perdu ce don. Sûrement, entre la fin de l’enfance et le début de l’adolescence. Mais je n’ai pas perdu le goût de me livrer et de donner mon opinion sur tout. Alors, me voilà le nouveau maître de ce blog. Alors, amis à quatre pattes, non plutôt à deux pattes. J’espère que vous aurez du plaisir à me lire !