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En prévision du grand jour

En prévision du grand jour - Derek Gutierrez

Sans l’aide de mes amis, je n’aurais pas été aussi efficace, et mon mariage aurait été beaucoup moins beau. Lorsque j’ai proposé à ma future conjointe de contacter une organisatrice spécialisée dans cet événement, elle a tout de suite accepté. Se décharger d’une partie des tâches de ce moment qui se doit d’être parfait me convenait aussi. La jeune femme, qui se prénommait Aurélie, a été d’une efficacité formidable. Elle m’a même donné les coordonnées d’un lieu pour de l’entreposage montréal, car nous avions acquis notre maison à ce moment, et j’avais des meubles en trop. L’emplacement de chaque invité a été décidé par ma mère et ma belle-mère. Elles se sont entendues à merveille, alors qu’elles ne se connaissaient presque pas. Je peux même dire que cela les a rapprochées. Les demoiselles d’honneur furent habillées par une créatrice de mode en vogue. Ma cousine la connaissait bien, elles avaient suivi le même parcours pour leurs études.

Ce sont Christophe et Alexandre qui m’ont suivi dans les boutiques pour que je trouve un costume. Le jour de la cérémonie approchait, et je n’avais pas encore eu le temps de choisir une tenue pour cette occasion. Je n’avais même pas d’idée quant à celle que je voulais porter. Ce fut Christophe qui m’a donné une excellente idée. Ma conjointe a les yeux verts, je pouvais, en hommage à cette couleur, me vêtir de toutes ses nuances. Une cravate en soie, d’un ton beurre frais, viendrait compléter ma tenue. La cravate, je l’avais déjà, il me manquait tout le reste. J’ai donc essayé un nombre incalculable de chemises en soie, en lin, en coton, mais aussi des ensembles avec des tissus de tous les styles, du pied-de-poule à l’imprimé fleuri. 

Après cette journée passée dans les boutiques de vêtements, j’étais lassé des textures, des tissus, des nuances de vert. J’ai posé mes paquets dans mon salon, et je suis ressorti, avec ces mêmes amis, pour me détendre en buvant un verre en leur compagnie. C’est en rentrant, le soir, après un souper parfait au restaurant, que j’ai réalisé qu’il me manquait un accessoire indispensable : des chaussures. Le samedi de la semaine suivante, Alexandre m’a accompagné, car il n’avait pas, lui non plus, pensé à ce détail. Cette fois, je ne mis pas longtemps à trouver la paire qui me convenait. J’étais parfaitement équipé pour le plus beau jour de ma vie.

À propos de l’auteur :

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Enfant, mon père m’appelait Dr. Dolite, car je parlais sans cesse à mes deux chiens, et aux animaux de notre ferme. Et paraît-il, j’affirmais qu’il me répondait. Maintenant que je suis grand, j’ai perdu ce don. Sûrement, entre la fin de l’enfance et le début de l’adolescence. Mais je n’ai pas perdu le goût de me livrer et de donner mon opinion sur tout. Alors, me voilà le nouveau maître de ce blog. Alors, amis à quatre pattes, non plutôt à deux pattes. J’espère que vous aurez du plaisir à me lire !